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La directive CSRD installe durablement les enjeux RSE dans le quotidien des Directions Financières

février 2024 | Temps de lecture : 5 min

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La directive CSRD installe durablement les enjeux RSE dans le quotidien

DAF et RSE : un mariage gagnant


Lorsqu’on parle de RSE, on parle temps long et donc d’analyse de risques, de mesure d’impact, de prévisions… toutes ces questions auxquelles la Direction Financière répond au quotidien.


La DAF sait profiter et faire profiter de sa culture financière et de son expérience de la donnée pour construire et rendre lisible les reporting de pilotage de l’activité de l’entreprise.

 

En fonction du secteur d’activité et de la taille de l’organisation, le pilotage des indicateurs ESG ou l’évaluation de la performance extra-financière, est généralement portée par une Direction RSE ou Marketing. Avec l’arrivée de la CSRD, les sujets financiers et extra-financiers deviennent extrêmement liés et impactent directement la valorisation d'une entreprise ainsi que les relations avec les partenaires financiers, les clients, les fournisseurs etc


L’extra-financier devient plus actif, il faut désormais publier des informations sur les risques et les impacts de ces risques.

 

En termes de présentation et d’auditabilité, il est conseillé d’utiliser un palier de consolidation identique pour le financier et l’extra-financier afin de faciliter la compréhension et la réconciliation des données reportées. Pour réellement enclencher la transformation, les entreprises ont tout intérêt à associer profitabilité et responsabilité pour éviter les conflits et gérer la complémentarité.

 

Qui de mieux que la Direction Financière pour répondre à tous ces enjeux et lier le temps court comme le temps long au sein d’indicateurs de pilotage ?


Une plus grande proximité doit se créer entre financier et développement durable dans les entreprises.

 

La directive CSRD est un formidable générateur de cohésion d’entreprise


La CSRD dynamise les échanges internes avec un travail direct entre dirigeant et opérationnel, pour décliner la politique RSE en plans d’actions concrets. Elle soutient aussi la performance globale de l’entreprise en mettant en avant des éléments aujourd’hui invisibles, comme l’environnemental et le sociétal.


Jusqu’à présent une seule personne prenait en charge la RSE et allait chercher l’information. Avec la CSRD il y aura d’avantage d’informations à préparer et à collecter en amont et en aval de la chaine de valeur de l’entreprise. Il y a un vrai mode projet à mettre en place pour impliquer toutes les fonctions de l’entreprise, avec un comité de pilotage réunissant toutes les directions : financière, juridique, RSE, ressources humaines, communication, achats, supply chain, relation client, système d’information… Ces instances sont clés pour la DAF qui doit avoir la capacité d’expliquer les chiffres remontés dans les rapports aux auditeurs et aux financeurs.

 

La CSRD comme levier de pilotage intégré de la performance


La directive a vocation à venir compléter le pilotage économique et financier de l’entreprise en prenant en compte des éléments susceptibles d’impacter à court, moyen ou long terme le modèle d’affaire de l’entreprise. La dimension financière est au cœur de la mise en œuvre des reportings de durabilité. La stratégie d’entreprise, les plans d’actions, la gestion des risques, les indicateurs économiques ou les budgets ; doivent prendre en compte les conséquences financières de l’impact de durabilité générées par l’entreprise et ses parties prenantes.

 

La définition de ces éléments ne peut se faire sans l’implication forte de la direction financière, dans la mesure où la trajectoire de mise en œuvre retenue influera sur la performance économique et financière de l’entreprise (chiffres d’affaires, Capex, Opex et marges) et devra faire l’objet d’ajustement tout au long de sa mise en œuvre, pour concilier objectifs de durabilité et préservation de niveau de performance économique.

 

DAF êtes-vous prêts ?


Dans les grands groupes, les directions financières ont déjà l'habitude de travailler main dans la main avec les équipes RSE. C'est moins vrai dans les entreprises plus petites, les ETI et les PME, où un chemin reste à tracer pour monter en compétences sur ces sujets. Disposer de la double casquette ou rapprocher les fonctions RSE et finance, devient plus que jamais pertinent et nécessaire.

 

Les DAF vont devoir devenir experts sur leur cartographie des risques et sur le sujet de la compliance vis-à-vis du réglementaire. Ne plus seulement se contenter d’une approche d’évaluation des impacts environnementaux sur leur entreprise, mais travailler sur la démarche inverse qui est le principe même de la double matérialité.

 

En termes de restitution, pour ceux qui étaient rompus à l’exercice de la DPEF la marche est sans doute moins grande, mais il va falloir passer du déclaratif à une publication prospective dans un cadre règlementaire.

 

Pour s’y préparer, il est possible de suivre des formations, des conférences, lire des publications, contacter vos auditeurs… et bien entendu travailler main dans la main avec l’équipe RSE, quand elle existe, pour lancer la démarche. Il est aussi important de se faire accompagner. Sur des sujets complexes qui peuvent nécessiter une expertise (comme la gestion de l’eau par exemple), mais aussi par des cabinets plus généralistes sur une démarche globale de mise en œuvre de la CSRD (diagnostic de maturité, construction de la matrice de double matérialité, collecte et pilotage de la donnée, construction du reporting….).

 

Un virage à ne pas rater pour ancrer définitivement la DAF comme partenaire du business

 

La CSRD a été pensée dans une logique d’intégration étendue au business de l’entreprise. Intégré, puisque les éléments extra financiers matériels doivent être pris en compte dans les objectifs financiers et dans le pilotage de la performance. Etendu, car l’ensemble des acteurs internes et externes de la chaine de valeur sont impliqués dans l’analyse. La Direction Financière doit se saisir de ces évolutions pour en devenir un acteur majeur de leurs mises en œuvre.

 

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À propos des auteurs
 Julien REILLAC - Directeur de Paris
Julien REILLAC Directeur
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Diplômé d’un MBA à Néoma BS et d’une licence économie gestion à Paris X, Julien accompagne depuis plus de 15 ans des acteurs de toutes tailles dans des secteurs variés. Expert des processus financiers métiers et SI, il a su développer de solides compétences en cadrage stratégique, en organisation et en management, dans une fonction exigeante, comme celle de la Finance d’entreprise.